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"Ce qui embellit le désert,"
dit le petit Prince,
"c’est qu’il cache un puits
quelque part…"

(Antoine de Saint Exupery - Le Petit Prince)




Soyez les bienvenus !

Vous êtes arrivés sur un site conçu en Roumanie, un site personnel, non confessionnal, aux pages choisies de spiritualité: www.ceruldinnoi.ro c'est-à-dire Cerul din noi (en roumain) c'est-à-dire Le Ciel de nous-même (au dedans de nous).

Ce site est né d’un débordement de joie…

Je suis bien reconnaissante et beaucoup endettée aux livres des deux êtres humaines, deux Maitres: Père Alphonse Goettmann, de Bethanie, FRANCE, www.centre-bethanie.org
et surtout après le Maitre allemand Karlfried Graf Durckheim.

J'ai rencontré « par hasard » leurs livres.

Là j'ai trouvé la vision attendue depuis une vie...

Ma vie justement vient de commencer...

Maintenant sur le site il y a beaucoup d'autres auteurs.

Si vous voulez voir les noms des autres auteurs:(ici) .
Or vous pouvez voir ma galerie photo:(ici).
Quelques aphorismes (ici)
LE SON DU SILLENCE images et aphorismes (ici)
Si vous voulez lire sur Bethanie(Anne Ducrocq)(ici).
Or, pour voir la page roumaine de Bethanier: (ici).
Si vous voulez visionner quelques extraits video de Bethanie, France: (ici).
Sinon, pour aller au site de Bethanie:www.centre-bethanie.org

Je m'excuse pour mon francais maladroit. J'éspère que vous me comprennez tout de même.

Viorica
Email: vv_jj_ii (at) yahoo (point) com


"Un mendiant en disant a un autre mendiant ou se trouve du pain."


Bethanie

Anne Ducrocq : Béthanie ou l'art de guérir,
Presse de la Renaissance, 2006


Anne Ducrocq


Journaliste au Monde des religions, à Livres Hebdo et à Nouvelles Clés, Anne Ducrocq vit à Paris. Elle est l'auteur du Courage de changer sa vie (Éditions du Relié/Albin Michel) et a participé à la rédaction du Livre de l'essentiel (Albin Michel). Elle a également écrit, avec Jean-Paul Guetny, Le Guide de la méditation : guide pratique religion par religion (Actualité des religions/Prier) et, avec Jean-Luc Leguay, Le Maître de lumière (Albin Michel).

Préambule(extrait):
...
D'autres rencontres, heureusement, ont été, immédiatement et d'évidence, des étapes de conscience déterminantes sur mon chemin : il y a eu choc initiatique.

Ainsi, à la fin des années 1990, sur le bord de ma route, à un moment où tout mon être était en apesanteur, incapable de se poser sur la vie et ses retournements incessants, une maison, baptisée Béthanie, m'attendait.

À Gorze, entre Metz et Nancy, une communauté de chrétiens orthodoxes, dirigée par un prêtre et son épouse, accueille les hommes et les femmes en quête de sens. Leur foi et l'enseignement de Karlfried Graf Dürckheim, ce maître spirituel docteur en philosophie et en psychologie allemand, dont ils ont « évangélisé » le message, sont leur socle : ici, on construit non pas sur des discours, mais sur de l'expérience et l'aventure est passionnante. Alphonse et Rachel Goettmann, le « sage » et la « passionnée », tous deux septuagénaires, croient en Dieu, croient en l'homme et cela se sait. De nombreuses personnes, venues de tous les horizons culturels et spirituels, viennent vers eux chaque année de toutes les régions de France mais aussi de Belgique, d'Allemagne, du Québec...

La rencontre avec eux a été décisive : initiée à la prière du coeur, méditation et perle précieuse des chrétiens d'Orient, je suis passée d'un Dieu extérieur à un Dieu intérieur, d'un Dieu « en plus » dans ma vie à un Dieu au coeur même de ma vie. Comme tant d'autres avant moi et après moi, le rendez-vous de Béthanie s'est prolongé par un rendez-vous avec moi-même : j'ai enfin éprouvé le besoin de me mettre en marche dans le présent. La vie n'est plus à regarder dans un rétroviseur, elle n'est pas non plus à attendre dans un horizon lointain, elle est à tendre comme un arc pour atteindre le centre, habité, de moi-même.

Ainsi, depuis que je pratique la prière du cœur - sur le petit banc de méditation, dans la queue d'un supermarché, dans le train ou à un dîner d'amis -, je constate, comme ils me l'avaient annoncé, que quelqu'un d'autre s'est mis à résonner en moi, que quelqu'un « sonne à travers » ma personne (per-sonare). La Présence, trésor inestimable vers lequel la communauté de Béthanie m'a guidée, devient, au fil des années, plus familière. Je sais désormais qu'elle nous précède et si je ne la sens pas toujours, du moins je la pressens enfin en toute chose : dans l'hibiscus qui se replie le soir, dans le prisonnier qui retrouve la liberté après vingt ans d'incarcération, dans les larmes de peine ou de joie que je vois couler ; et parfois même, je la devine, patiente, face à mon impuissance à faire le bien et à éviter le mal... Je pense souvent à cette phrase de Dostoïevski dans Les Possédés, que Marie-Madeleine Davy aimait à citer : « Dieu a été le tourment de ma vie. »

Aujourd'hui, bien des années après mon premier voyage en Lorraine, j'ai souhaité, en tant que croyante, partager ce que ce rendez-vous inattendu a semé dans ma vie, les directions qu'il m'a ouvertes. J'ai alors poussé à nouveau la porte de Béthanie avec mes questions, anciennes ou nouvelles. Elles ressemblent à celles de tous ceux qui cherchent, plus ou moins activement, plus ou moins adroitement, à donner un sens et une direction à leur vie, elles se rapprochent des interrogations de tous ceux qui sont sur le seuil et qui espèrent être invités à entrer. Le père Alphonse et Rachel ont consenti à y répondre, à m'accompagner patiemment dans mes réflexions et méditations et à me guider aussi dans certaines lectures. Mes questions en ont ouvert d'autres, plus profondes, plus douloureuses parfois. J'ai appris à les déplier seule chez moi puis à revenir vers eux pour avoir leur éclairage. Les coups de poing pour réveiller l'être endormi que je suis n'ont pas manqué. Je les ai acceptés, je suis descendue dans mes profondeurs, entourée de la bienveillante et discrète attention de toute la communauté, composée de quatre couples, Alphonse et Rachel, Titi et Louise-Marie, Pascal et Carole, José et Nathalie, et de deux vierges consacrées, Barbara et Gabrielle. Tous m'ont reçue, accueillie.

Bien qu'un moment tentée par le langage renouvelé de la foi qu'ils proposent, je ne suis pas devenue orthodoxe, j'ai simplement réentendu l'appel de mon baptême et j'ai rejoint, apaisée, ma famille d'origine, catholique. Auprès d'eux, j'ai compris la différence fondamentale entre l'existentiel et l'essentiel, entre la dispersion et l'unité, entre le « déjà là » et le « pas encore ». Désormais, je n'erre plus, je pèlerine, j'essaie d 'être chrétienne.

Si les époux Goettmann ont accepté de m'escorter dans mon périple, ils ont souhaité que j'évite, autant que possible, de parler d'eux. Leurs biographies ne leur semblent pas un sujet en soi et, surtout, ils insistent sur le fait que les fruits que l'on cueille auprès d'eux viennent de l'Esprit, et de lui seul. On a coutume d'écrire des hagiographies de « sages » à leur mort ; j'aime, quant à moi, les interroger bien vivants. Si ce livre de mon « voyage en Béthanie » est la rencontre subjective de plusieurs voix, leur présence et ma reconnaissance sont tapies derrière chaque ligne .

(Source:www.centre-bethanie.org)



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